Le sénateur J-L Masson a obtenu un contact le cabinet du Président et les modalités de la remise de la pétition lui seront communiquées.
Voici le texte de la demande de rendez-vous à la Présidence de la République :
"Monsieur Nicolas SARKOZY
Président de la République
Monsieur le Président,
La pratique des numéros surtaxés en France est montrée du doigt pour son caractère profondément injuste, inégalitaire, voire discriminatoire.
Une pétition nationale vous demandant votre haute intervention pour y mettre fin et le retour à une tarification normale, géographique, a recueilli plus de 100 000 signatures.
Il s’agit d’une démarche purement citoyenne qui va au-delà de tout esprit partisan.
Les numéros surtaxés se sont propagés, touchant tous les services publics et d’intérêt général : services après-vente, banques, assurances,…quasiment toutes les entreprises y ont à présent recours, pénalisant l’ensemble des Français, et notamment les plus vulnérables.
Le prétexte de dire que le surcoût correspond à un meilleur accueil est totalement faux.
Des sites internet proposent même de « rentabiliser les appels », reconnaissant par là une stratégie de faire de l’argent facile.
La pratique des numéros surtaxés n’a aucune légitimité, hormis l’intérêt financier pour leurs initiateurs au détriment des citoyens français.
Ainsi, 2,4 milliards d’euros sont pris directement dans leur poche, et, cela, tous les ans.
Il ne s’agit pas d’un nouvel impôt car un impôt est redistribué à la collectivité; or, ici, c’est une minorité qui se partage, il faut bien employer ce mot, le « magot ».
La Canada, la Belgique, l’Angleterre ont abandonné cette pratique des numéros surtaxés, ont voté des lois, et sont revenus à une tarification normale. Il n’y a aucune difficulté technique à revenir aux numéros géographiques qui existent bel et bien.
Des mesures ont été prises dans certains secteurs par votre gouvernement, mais c’est toute la pratique, qui s’apparente à une dérive, qui doit être éradiquée.
Nous sollicitons très respectueusement un rendez-vous pour vous remettre cette pétition et ses signatures.
Deux sénateurs, Messieurs Jean-Louis Masson et Roland Courteau, engagés dans cette action, seraient présents lors de cet évènement.
Nous vous remercions vivement de votre disponibilité et vous prions de croire, Monsieur le Président, en notre très haute considération."


