Monsieur le Sénateur,
Face au caractère injuste, inégalitaire, inopportun et quasi discriminatoire des numéros surtaxés en France, une pétition adressée au Président de la République, lui demandant la suppression de cette pratique, qui n’a d’autre but que de détrousser tous les Français, et qui frappe notamment les plus vulnérables, au profit d’une minorité obscure, recueille plus de 100 000 signatures..
La vraie question se trouve en amont : pourquoi sont apparus les numéros surtaxés ? et pour qui ?
L’argument qui consiste à dire qu’ils rémunèreraient un meilleur service…ne tient pas : auparavant, les choses se passaient fort bien !
Mais l’appétit d’argent facile est apparue pour des prédateurs sans scrupules, qui lorgnent sur un « magot » de 2,5 milliards d’euros et cela, tous les ans.
Ne parle-t-on pas maintenant du "Business des SAV"...!
Nous sommes face à une réelle dérive sociologique : ces 100 000 signataires de la pétition (ce n’est pas rien, ils appartiennent à toute la citoyenneté française, sans esprit partisan) demandent la suppression radicale de cette pratique, mesure qui replacerait la France dans la logique, la cohérence et, pour tout dire, la morale, et qui, de surcroît, en ces temps de vie chère, restituerait en une fraction de seconde 2,5 milliards d’euros à tous les Français, tous les ans, et sans coût majeur pour l’État.
Ces numéros surtaxés prouvent encore leur nocivité, car ils sont la cause à présent de contorsions administratives et législatives, alors que leur suppression pure et simple réglerait tous les problèmes.
L'Assedic et le Crous, revenant à des tarifs normaux, ont indiqué la voie que tous doivent emprunter.
Puissiez-vous placer votre autorité pour revenir à une normalisation des tarifs téléphoniques, avec le retour à une tarification géographique, seule solution que d’autres grands pays – Canada, Belgique, Angleterre – ont adoptée et votée.
Faites que la France ne se singularise pas par cet emblème d’une amoralité généralisée : les signataires de la pétition sont autant des citoyens que des parents, qui ne veulent pas léguer à leurs enfants une société gangrénée et pervertie.
Je vous remercie vivement de m’avoir lu et vous prie de croire en mes très respectueux sentiments.
Dr Jean-François Block


